
La méthode du brainstorming consiste à faire émettre le maximum d’idées par les participants, sans jugement ni autocensure. Née dans les années 1930, elle a été conceptualisée dans les années 1950 par Alex OSBORN, publicitaire, afin de stimuler la créativité des équipes.
Cheminement du brainstorming
Préparer
Groupe de 5 à 10 personnes

Métiers / expertises / positions hiérarchiques différentes

Salle de réunion, paperboard, post-it, feutres, etc

N’hésitez pas à sortir du cadre et à organiser votre brainstorming dans un lieu atypique qui aidera les participants à s’émanciper de leur fonctionnement habituel.
Délimiter le sujet
Assurez-vous que tous les participants sont d'accord sur le problème à résoudre ou la question à travailler. Le sujet doit être suffisamment précis pour éviter la dispersion des idées.
- Important ! Si tous les participants ne se connaissent pas, organisez un tour de table permettant à chacun de se présenter. Pour que ce tour de table soit moins conventionnel, utiliser une balle que les participants envoient au prochain à se présenter.
Le brainstorming s’utilise, de façon générale, pour générer un maximum d’idées autour d’un sujet. Il est basé sur la créativité du groupe, toujours supérieure à la créativité des individus indépendamment les uns des autres.
- Si vous avez à traiter un problème, le brainstorming va favoriser l’identification des causes grâce à des hypothèses et imaginer des solutions.
- Si vous avez à traiter une action commerciale, le brainstorming fera émerger de nouveaux concepts ou de nouveaux produits.
Produire des idées
Chacun émet ses idées telles qu’elles lui viennent à l’esprit, spontanément. Pas de censure (ni auto-censure), pas de critique ou de moquerie.
Phases :


Quelques conseils :
Constituez des mini-groupes de 2 ou 3 personnes pour favoriser une émulation entre les participants. Pour donner plus de dynamisme, vous pouvez aussi faire travailler chaque mini-groupe debout devant un paperboard (un par mini-groupe).

Dans les phases de productions d’idées, l’utilisation de post-it présente plusieurs avantages :
. Leur taille oblige à être concis
. Les participants les collent sur le paperboard sans ordre prédéfini
. On les déplace ensuite pour les grouper par analogie

Restez vigilant aux règles suivantes :
. Chacun doit s’autoriser à tout dire,
. En dire le plus possible,
. Eviter les généralités,
. S’appuyer et rebondir sur les idées des autres,
. Ne pas argumenter,
. Aucune critique ou moquerie !

Rationaliser
Vous êtes maintenant devant un paperboard qui fourmille d’idées et que vous allez devoir exploiter.
En premier lieu, regroupez les idées par analogie, supprimez les doublons, éliminez les idées (trop) farfelues ou les hors-sujet.
- N’allez pas trop vite dans la phase d’élimination ! En y réfléchissant à 2 fois, une idée qui parait au premier abord farfelue peut déboucher sur une idée très novatrice !
- Vous pouvez également identifier dans une rubrique de classement « Plus tard » ce qui vous parait digne d’intérêt mais hors contexte.

Définissez les critères d’appréciation et de priorisation (le délai de mise en œuvre est-il primordial ? avez-vous un budget conséquent ou au contraire très restreint ? etc), n’hésitez pas à procéder par vote des participants pour continuer de les impliquer dans le sujet.
C’est dans cette phase que vous allez passer de la quantité d’idées émises à la qualité des idées retenues.

Pour une présentation plus visuelle, les idées retenues peuvent être classées sur une matrice Efforts / Résultats pour ensuite mieux prioriser le plan d’actions afférent. Les axes de votre matrice dépendent des critères d’appréciation que vous définissez : il peut s’agir de l’investissement à consacrer, du temps estimé de réalisation, etc.
Conclure sur les solutions retenues par le groupe
Le compte rendu peut-être une simple photo du paperboard une fois la phase de rationalisation terminée.
Le travail de brainstorming ouvre maintenant la porte à d'autres séance pour, notamment, établir un plan d'actions visant à la mise en oeuvre des solutions proposées et retenues.
Un exemple simple pour illustrer la méthode
Sujet : Comprendre pourquoi / comment un opérateur est tombé suite à une glissade.

Variante : le brainstorming inversé
Le principe peut paraître déroutant puisqu’il s’agit de prendre le contre-pied du problème pour y trouver … une solution !
Le cheminement est le même que pour un brainstorming tradiitonnel, à ceci près que :
- le sujet est inversé
- Ainsi, « comment augmenter le nombre de visiteurs du point de vente du centre commercial Abc ? » va devenir « que faire pour que le nombre de visiteurs du CC Abc diminue ? »
- les idée négatives sont transformées en solutions positives
- Ainsi, « Avoir un comportement désagréable avec les visiteurs » va devenir « Etre chaleureux avec chaque visiteur »
- Ou « Ne pas se préoccuper de l’environnement du point de vente » va devenir « Rendre le centre commercial attractif : propreté, lumière, décoration »
Cette approche permet de « casser » la rationalité des idées proposées et de donner une nouvelle dynamique à la production d’idées. Elle n’est pas à utiliser en première approche, mais plutôt dans des cas où la méthode classique n’a pas porté les fruits attendus.

